TL;DR — À retenir en 30 secondes
La question « Malt ou LinkedIn » est mal posée. Les deux ne jouent pas au même endroit du tunnel : Malt = bas de funnel, LinkedIn = haut de funnel.
Sur Malt, le client a un besoin et un budget. Sur LinkedIn, il te découvre, souvent sans intention immédiate.
Les deux profils partagent 5 fondamentaux : photo, titre, compétences (le SEO du profil), top 5 compétences, recommandations.
Différence décisive : Malt est exclusivement inbound — tu ne peux pas prospecter. LinkedIn permet inbound et outbound.
Si tu démarres et que tu dois générer du chiffre vite : Malt d'abord. Si tu construis un actif long terme : LinkedIn en parallèle, dès maintenant.
Mon propre parcours : Malt d'abord, Super Malter, puis LinkedIn — qui a fini par dépasser Malt. Je garde pourtant les deux.
Sommaire
- Malt et LinkedIn, est-ce vraiment comparable ?
- Mon parcours sur les deux plateformes
- Quels sont les 5 points communs entre un profil Malt et un profil LinkedIn ?
- Quelles sont les 5 différences qui changent ta stratégie ?
- Malt vs LinkedIn : que dit le comparatif point par point ?
- Laquelle choisir selon ta situation ?
- Comment combiner les deux intelligemment ?
- FAQ — Malt et LinkedIn pour freelances
Malt et LinkedIn, est-ce vraiment comparable ?
Malt et LinkedIn sont les deux plateformes indispensables d'un freelance en France. Mais les mettre en concurrence revient à comparer un rayon de supermarché et une conférence professionnelle.
Malt est une marketplace. Un client arrive avec un besoin identifié, un budget, et souvent une échéance courte. Il compare des profils et contacte. Tu es en bas de funnel : la décision d'achat est déjà prise, il reste à choisir le prestataire.
LinkedIn est un réseau social. Un prospect te découvre via un contenu, une recommandation ou une recherche. Il n'a pas forcément de besoin immédiat, ni même de budget. Tu es en haut de funnel : tu crées la demande avant de la capter.
Cette distinction commande tout le reste : les attentes de résultat, le rythme, le type d'effort à fournir.
Mon parcours sur les deux plateformes
Je ne vais pas te vendre une théorie sans te dire ce que j'ai fait, moi.
J'ai démarré sur Malt. J'ai décroché plusieurs missions rapidement, puis je suis devenu Super Malter. La plateforme a fait exactement ce qu'on attend d'elle : elle m'a apporté des clients qui avaient déjà un besoin et un budget, sans que j'aie à prospecter.
Je ne voulais pas faire de Malt mon unique canal d'acquisition. Dépendre d'une seule plateforme, dont je ne maîtrise ni l'algorithme ni les règles, était un risque que je ne voulais pas prendre. Je me suis donc intéressé à LinkedIn, le réseau social professionnel numéro 1.
Ça m'a pris quelques mois avant d'avoir des résultats. Puis c'est devenu crescendo. Aujourd'hui, LinkedIn a même dépassé Malt en efficacité en ce qui me concerne.
Pour autant, je garde précieusement mon profil Malt actif. Il me demande peu d'effort et me rapporte des clients régulièrement. C'est le meilleur ratio effort/retour de mon acquisition — il serait absurde de le débrancher sous prétexte qu'un autre canal fait mieux.
C'est exactement le raisonnement que je te recommande : Malt pour amorcer, LinkedIn pour construire, et surtout, ne jamais éteindre celui qui marche encore.
Quels sont les 5 points communs entre un profil Malt et un profil LinkedIn ?
1. La photo : c'est la première impression
Une bonne photo est la base indispensable sur les deux plateformes. Elle doit être professionnelle et engageante. Pas de selfie, pas d'avatar flou, pas de photo de vacances recadrée. Une photo de qualité augmente la confiance et, mécaniquement, ton taux de clic.
2. Le titre : la synthèse de ton offre
C'est la partie la plus importante du profil, sur Malt comme sur LinkedIn. Ton titre doit dire clairement ce que tu fais.
La règle : clarté > originalité.
L'objectif est d'avoir une offre lisible avant de chercher à se distinguer. « Consultant SEO pour e-commerce » bat « Architecte de visibilité digitale » à chaque fois.
Un bon titre accroche, positionne et génère des demandes.
3. Les compétences : c'est le SEO de ton profil
Les compétences affichées sont les mots-clés de ton profil. Ce sont littéralement les requêtes que tapent les clients.
Trois règles :
- Choisis les compétences qui correspondent aux besoins des clients, pas à ton CV.
- N'en mets pas plus de 50. Au-delà, tu dilues ton positionnement.
- Ne garde que celles en lien direct avec ton offre.
Et surtout : respecte la taxonomie. N'invente pas de mots-clés. Sélectionne les compétences que la plateforme te propose, ce sont celles qui alimentent réellement son moteur de recherche.
4. Le top 5 compétences : tes méta-catégories
Sur les deux plateformes, tu dois positionner tes 5 compétences clés. Ce sont les grandes familles de ton expertise, tes « 5 casquettes ». Elles structurent ton positionnement.
Un bon positionnement est d'abord un bon tri. Si tes cinq compétences principales n'ont rien à voir entre elles, le message envoyé est « je fais tout », qui se lit « je ne suis expert de rien ».
5. Les recommandations : la preuve sociale
Les recommandations externes sont indispensables des deux côtés. Elles rassurent et augmentent ta crédibilité. Ne t'en prive pas : demande-les systématiquement en fin de mission, tant que le résultat est frais dans la tête du client.
Preuve sociale > storytelling.
Ce qu'un tiers dit de toi pèse plus lourd que ce que tu dis de toi.
Quelles sont les 5 différences qui changent ta stratégie ?
Différence 1 — Bas de funnel contre haut de funnel
Sur Malt, le client a un besoin et un budget, et il veut que ça aille vite. Sur LinkedIn, il te découvre via ton contenu ou une recherche, sans besoin immédiat.
Conséquence directe : sur Malt tu optimises pour être trouvé et choisi ; sur LinkedIn tu optimises pour être remarqué et mémorisé.
Différence 2 — La marge de manœuvre sur le design
Sur LinkedIn, tu peux aller loin : bannière personnalisée, vignettes dans la section « Sélection », storytelling visuel via tes posts. Ton profil est une vitrine de marque personnelle.
Sur Malt, c'est plus limité : une photo de profil et un portfolio structuré. C'est plus sobre, plus fonctionnel et c'est cohérent avec l'usage : le client vient comparer, pas se divertir.
Différence 3 — La crédibilité affichée
Un profil Malt de qualité inspire immédiatement confiance, parce que la plateforme affiche des preuves objectives : avis clients visibles, nombre de missions réalisées, badges de réussite (Super Malter).
Sur LinkedIn, tu n'as aucune statistique officielle. Rassurer est plus difficile. C'est à toi de construire tes preuves sociales : contenus qui démontrent l'expertise, logos clients, recommandations écrites, études de cas.
Différence 4 — L'affichage des tarifs
Sur Malt, tu es obligé d'afficher un tarif public, même indicatif et ajustable selon la demande. Ce tarif fonctionne comme un filtre : il élimine en amont les clients hors budget, dans les deux sens.
Sur LinkedIn, tu peux ne rien afficher, adapter ton prix au contexte et le présenter dans un échange personnalisé. La tarification est plus flexible, mais elle exige de savoir vendre la valeur de ce que tu proposes, sans le confort d'un cadre imposé par la plateforme.
Différence 5 — La rapidité des résultats
Sur Malt, si ton profil est bien optimisé, les résultats sont rapides : quelques jours à quelques semaines avant de recevoir des demandes.
Sur LinkedIn, il faut du temps et de la régularité. Les résultats arrivent après plusieurs semaines, souvent plusieurs mois. C'est exactement ce que j'ai vécu.
La contrepartie est structurelle : Malt est exclusivement inbound. Tu ne peux pas prospecter. Tu attends que le client vienne. LinkedIn permet les deux : l'inbound via le SEO LinkedIn et tes contenus, l'outbound via la prospection directe.
Malt vs LinkedIn : que dit le comparatif point par point ?
| Critère | Malt | |
|---|---|---|
| Nature | Marketplace | Réseau social professionnel |
| Position dans le tunnel | Bas de funnel | Haut de funnel |
| Intention du client | Besoin + budget identifiés | Découverte, souvent sans besoin immédiat |
| Prospection sortante | Impossible | Possible |
| Preuves sociales | Avis, missions, badges affichés par la plateforme | À construire soi-même |
| Tarifs | Affichage public obligatoire | Libre, négocié en privé |
| Personnalisation visuelle | Limitée | Étendue |
| Délai avant premiers résultats | Quelques jours à quelques semaines | Plusieurs semaines à plusieurs mois |
| Coût | Commission prélevée sur les missions | Gratuit (options payantes) |
| Effort principal | Optimisation du profil | Production de contenu + réseau |
Laquelle choisir selon ta situation ?
Tu démarres et tu dois générer du chiffre rapidement → Malt en priorité. Le délai avant première demande est court, et la plateforme apporte une crédibilité que tu n'as pas encore.
Tu as déjà un réseau et une expertise reconnue → LinkedIn devient plus rentable : pas de commission, tarification libre, et tu capitalises sur un actif qui t'appartient.
Tu es sur une niche très spécialisée → LinkedIn, presque toujours. Les niches étroites sont mal servies par les taxonomies de compétences des marketplaces.
Tu vises les grands comptes → Malt a un accès structuré aux directions achats et aux ESN. LinkedIn te donne accès aux opérationnels. Les deux chemins sont valides et souvent complémentaires.
Comment combiner les deux intelligemment ?
La bonne stratégie n'est pas de choisir, mais de séquencer :
- Optimise d'abord ton profil Malt. C'est un chantier fini, avec un retour rapide : photo, titre, compétences dans la taxonomie, top 5, portfolio, tarif, recommandations.
- Lance LinkedIn en parallèle, sans en attendre de résultat immédiat. Publie sur ce que tu sais faire, prospecte régulièrement et fais vivre ton profil (recommandations régulières, ajouts de personnes…).
- Fais converger les deux. Tes missions Malt alimentent tes études de cas LinkedIn. Tes contenus LinkedIn crédibilisent ton profil Malt auprès des clients qui te googlisent avant de te contacter, ce qu'ils font presque tous.
- Ajoute un troisième pilier : ton propre site. C'est le seul actif dont tu détiens les règles. Malt peut changer son algorithme, LinkedIn peut changer sa portée organique. Ton site, non.
FAQ — Malt et LinkedIn pour freelances
Faut-il être sur Malt et LinkedIn en même temps ?
Oui, dans la quasi-totalité des cas. Ils ne se cannibalisent pas : ils captent des clients à des stades différents de maturité. Le seul cas où se concentrer sur un seul se justifie, c'est un manque de temps qui rendrait les deux médiocres.
Combien de temps faut-il pour recevoir sa première mission sur Malt ?
Avec un profil correctement optimisé, quelques jours à quelques semaines. Avec un profil incomplet, sans recommandation et sans tarif cohérent, cela peut ne jamais arriver — l'algorithme de la plateforme ne remonte pas les profils faibles.
Peut-on prospecter directement sur Malt ?
Non. Malt fonctionne en inbound exclusif : tu ne peux pas contacter les clients de ta propre initiative. C'est la différence structurelle la plus importante avec LinkedIn.
Faut-il afficher un tarif élevé ou bas sur Malt ?
Affiche un tarif cohérent avec ton positionnement, pas un tarif d'appel. Le prix affiché fonctionne comme un filtre : trop bas, tu attires des clients qui négocieront quand même ; trop haut sans preuves associées, tu n'es pas contacté. Ajuste ensuite au cas par cas selon la demande.
Combien de compétences faut-il mettre sur son profil ?
Pas plus de 50, et uniquement celles en lien direct avec ton offre. Sélectionne-les dans la taxonomie proposée par la plateforme plutôt que d'inventer des libellés : seules les compétences reconnues alimentent le moteur de recherche.
Comment obtenir ses premières recommandations quand on démarre ?
Sollicite tes anciens employeurs, collègues et clients issus de missions antérieures à ton passage en freelance. Une recommandation qui décrit un résultat concret vaut dix recommandations de politesse.
Combien de temps faut-il pour que LinkedIn rapporte des clients ?
Quelques mois, avec de la régularité. Dans mon cas, il a fallu plusieurs mois avant les premiers résultats, puis la progression a été crescendo jusqu'à dépasser Malt. C'est un canal à démarrer avant d'en avoir besoin, pas quand le carnet se vide.
Malt prend-elle une commission sur toutes les missions ?
Oui, Malt prélève une commission sur les missions réalisées via la plateforme, avec un mécanisme dégressif selon l'ancienneté de la relation avec le client. Vérifie le barème en vigueur directement sur malt.fr, il a évolué plusieurs fois.
Peut-on sortir un client de Malt pour éviter la commission ?
C'est contraire aux conditions d'utilisation de la plateforme et le risque est la fermeture du compte avec la perte des avis et de l'historique de missions accumulés, qui constituent souvent ton actif le plus précieux sur la plateforme.
Faut-il arrêter Malt quand LinkedIn commence à marcher ?
Non. Une fois le profil optimisé, Malt demande très peu d'entretien et continue d'apporter des missions. Couper un canal rentable parce qu'un autre fait mieux, c'est renoncer à un revenu quasi gratuit et se replacer en situation de dépendance à un seul canal.
Quelle plateforme rapporte le plus ?
Cela dépend entièrement de ta maturité commerciale. Un freelance qui démarre gagnera plus vite sur Malt. Un freelance établi, avec un réseau et une marque personnelle, gagnera davantage via LinkedIn et son propre site, sans commission et avec une tarification libre.

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